Cachan qui s’en dédit !

Ce qui se passe à Cachan est un grand classique du cinéma politique digne des meilleurs sketchs de Guignol. On allait voir ce qu’on allait voir !
D’un côté nous avions un ministre de l’Intérieur qui joue le méchant policier, de l’autre, les gentils socialistes qui ne peuvent supporter tant d’injustice et en appellent aux bons sentiments du public pour les soutenir.
La difficulté des genres qui ne se renouvellent pas, est qu’ils finissent généralement par lasser et produire l’effet inverse de celui recherché à savoir le rejet du public.
Pour Cachan, fidèle à sa méthode de communication « de la parole aux images », Nicolas Sarkozy cherche à montrer ce qu’il dit, tandis que les socialistes ressortent leur vieil orgue de barbarie avec sa non moins vieille ritournelle sentimentalo-laxiste. Leur problème est qu’ils n’arrivent à convaincre personne et, à seulement montrer pour les uns ou à se montrer pour les autres, on finit par ne rien démontrer.
Après un mois et demi de squat médiatique, il en ressort aux yeux des Français que Nicolas Sarkozy s’est enferré dans les problèmes liés à l’immigration sans parvenir à les résoudre : sur à peine 200 squatteurs sans papiers recensés, une petite dizaine a été expulsée, tout en laissant un goût amer aux contribuables sur le coût des relogements.
Quant aux socialistes, si les réflexes sont intacts le cœur n’y est plus, et la nature est ainsi faite qu’une Josiane Balasko ne peut nous faire oublier une Emmanuelle Béart. Plus inquiétant est que les Français ont pu contempler toute l’irresponsabilité du socialisme à la française qui consiste à laisser-faire et à laisser-aller. En effet, toute honte bue et heureux que le ridicule ne l’ait pas tué, le député-maire PS de Cachan qui, après avoir hébergé dans le gymnase d’une école de la ville le reliquat des squatteurs, en fût réduit à solliciter l’aide du Gouvernement dans lequel figure Nicolas Sarkozy, pour régler le pétrin dans lequel il s’était mis.
Il n’est pas certain qu’un vaudeville convienne à Guignol et que la politique spectacle n’inspire pas un véritable dégoût aux Français lors des élections.

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