Candidate housewives (8)

Les mêmes causes produisent-elles les mêmes effets ?

Ne pas recommencer les erreurs de la campagne de Lionel Jospin en 2002 est devenue l’antienne du parti socialiste ces derniers jours.
Quelles étaient donc ces erreurs qui lui coûtèrent au final 1% des suffrages et qui semblent tétaniser le PS ?
A lire Jean Glavany ou Pierre Moscovici qui dirigèrent la campagne de 2002, il est possible d’en identifier 2 principales :
1 – Ne pas faire deux structures de campagne (sous-entendu un siège de campagne et le parti), source de confusion
2 – Etre resté Premier ministre durant la campagne l’obligeant à se justifier plutôt qu’à proposer.
A priori, Ségolène Royal échappe de fait à la seconde erreur, en revanche, succombe à la première en installant son siège de campagne au parti tout en disposant d’une « antenne présidentielle ».

Est-ce pour autant rédhibitoire ?
Ce ne sont pas les deux structures en elle-même qui posent problème, mais plutôt les raisons qui contraignent la candidate socialiste à procéder ainsi.
Une seule structure démontre une véritable capacité de rassemblement. Or, durant les primaires elle fût obligée de donner des « signaux » à son parti, dont elle s’était émancipée, en annonçant qu’elle y installerait son siège de campagne.
Cette annonce suscitait deux questions essentielles ?
1 – Comment faire pour être candidate en rassemblant au-delà des seuls adhérents et sympathisants du parti socialiste ?
2 – L’organigramme du parti serait-il, de facto, celui de la campagne ?
A partir de ces deux questions (cruciales), nous touchons à la nature même du PS : Un parti composé de courants. Ultra uni pour l’extérieur mais cultivant jusqu’à l’exagération des différences internes.
Ainsi pour Ségolène Royal commence à apparaître les premie,rs écueils, identiques à ceux rencontrés par Lionel Jospin en 2002. Si jusque-là elle s’en était habilement affranchie elle doit désormais trouver à les concilier. En réalité, elle est confrontée à l’exercice de rassemblement que Nicolas Sarkozy a lui, raté. Exercice casse-tête pour les partis dits de « gouvernement » et qui fait pour partie la force des autres candidats.

Tout l’enjeu consiste donc, afin d’éviter les frictions inhérentes à deux structures, à sortir un organigramme de campagne mobilisateur et bien équilibré synonyme de bonne dynamique. Dans le cas contraire elle risque de se déliter au fur et à mesure de la campagne.

Reste à savoir si les comités « désirs d’avenir » et les fédérations PS peuvent cohabiter ensemble et si, la gestion des susceptibilités ne deviendra pas un handicap, par temps de campagne.

 

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