Le retour de Jospin 2

février 23, 2007

Un grand ouf de soulagement! Rendez vous compte Jospin revient et il soutient Royal, c’est exceptionnel!

Evidemment, il s’agit d’ironie. Souvenez-vous on nous prédisait le changement, une autre méthode, de la politique différemment etc. Plein la bouche qu’ils en avaient tous. Les journalistes nous vendaient une élection primordiale, comme jamais l’enjeu n’avait été aussi important. Et tout ça, tombait bien les deux principaux candidats Royal et Sarkozy nous faisaient entrer véritablement dans le XXiè siècle. Applaudissements des deux mains, roulements de tambour et cie…

Enfin la politique est dépoussiérée, sera moderne etc. Vraiment souvenons-nous!

Eh bien, le moins que l’on puisse dire est que l’anti-mite était de la daube…

Maintenant nous sommes sûrs d’une chose, dépouillés de leurs habits de lumière, nos candidats jeunes modernes sont de jeunes-vieux avant même d’être élus.

Vive le vote inutile!


A l’audimat, Royal bat Sarkozy

février 20, 2007

Le match dans le match ou plutôt le sondage dans le sondage, les scores d’audimat comparés entre les candidats donnent un avantage assez net à Royal.

Tandis que Sarkozy réalisait 33% de part d’audience Royal en a réalisé 37%. Il s’agit du score d’audience le plus important jamais obtenu pour une émission politique…

Sarkozy, premier homme politique à communiquer sur ses audiences comme une preuve de sa notoriété et de sa crédibilité, va devoir s’atteler à un nouveau record à battre.

Pour Royal, il y a fort à parier que l’espoir va renaître dans son camp car, elle, reste convaincue de sa victoire finale si l’on en croit la rumeur microcosmique.

A suivre…


A campagne chiante, vote inutile

février 9, 2007

Jules Vallès parlait des écouteurs de portes, des fileurs d’actualité au sujet des journalistes.

Pas grand chose n’a changé, ceux là continuent de nous restituer l’écume de la campagne, composée à base de petites phrases interprétées au-delà de leur véritable signification. Ils ont ensuite beau jeu de nous dire que les candidats manquent de convictions; dans ce cas qu’ils l’écrivent qu’untel n’a aucun projet, qu’il transpire l’opportunisme, que les idées ne sont que des usurpations etc. Au lieu de cela, ils nous relatent des inepsies sans le moindre intérêt. Qu’avons-nous retenu de la semaine qui vient de s’écouler : Royal nous a ouvert les portes de son QG, boulevard Saint-Germain, Sarkozy prépare un déplacement à Argenteuil sur le lieu de son « crime contre la racaille », Bayrou se sent pousser des ailes, Le Pen piste ses parrainnages de maires, Bové n’ira pas en prison, etc.

Rien, néant, cette campagne est vide, sans intérêt et d’un chiant, mon vote sera, à n’en pas douter, totalement inutile.

Tous ces candidats sont des épouvantails à idées, des nuisibles dans la mesure où ils parviennent à nous gâcher l’ambiance générale.

Et pendant ce temps là Bernadette Chirac est l’invité de Drucker à l’émission Vivement dimanche

Espérons, à l’instar d’Hillary Clinton, qu’elle annonce sa candidature, on rigolerait bien!

Votez Bernadette!


Sarkozy des patrons et Sarkozy des ouvriers

février 3, 2007

Sarkozy, en l’espace d’une semaine, s’est rendu en Picardie à Saint-Quentin et en Angleterre à Londres. Rien de plus normal, en campagne les candidats se déplacent.

Plus surprenant et moins normal est la contradiction de son positionnement. Si, le Sarkozy picard dénonce le sort des ouvriers et des salariés qui travaillent durs, le Sarkozy anglais vante les vertus du libéralisme anglo-saxon faisant la part belle aux dirigeants au détriment des salariés et de leurs conditions de travail.

Des postures, des postures, toujours des postures, et y’en aura pour tout le monde. Là est toute l’hypocrisie, toute la démagogie du projet-balancier Sarkozy; un jour pour l’un, le lendemain pour l’autre et peu importe les contradictions pourvu que chacun en ait pour son cas.

Mais un projet n’est pas cela. Un projet consiste à développer une vision de la société avec des positions cohérentes, équilibrées. On peut effectivement trouver à satisfaire tout le monde, mais en demandant à certains pour obtenir d’autres et inversement. Au contraire, Sarkozy fustige certains pour flatter d’autres à un endroit et flatte certains pour fustiger les autres à un nouvel endroit.

Cette méthode revient à monter les uns contre les autres et pas à rassembler une société, à l’unifier.

On atteint le comble du vote utile, une sorte de vote consommable : je vote parce qu’il a dit ça en oubliant du même coup qu’il leur a dit ça, c’est à dire l’inverse, se mettant dans une situation intenable. Et voilà comment, de plus en plus d’électeurs se résignent au slogan « les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent… »

Vite un vote inutile, sur la base d’un projet, d’une doctrine, d’une idéologie (même si ces mots inquiètent) car au moins notre vote devient un choix par adhésion et plus par défaut voire par tromperie.