Sondages : arme du vote utile

mars 10, 2007

Loïc Blondiaux, professeur à l’IEP, explique avec beaucoup de pertinence, dans une réflexion publiée dans le journal Le Monde daté du 10 mars,  l’usage fait des sondages. Ainsi apprenons-nous qu’ils ne sont que des outils au service du conditionnement médiatique, les suppôts du vote utile.

Pourtant les enquêtes d’opinion fournissent des enseignements sûrement non négligeables, mais voilà, les médias nous en livrent que l’écume superficielle.

Par ailleurs, Loïc Blondiaux nous distille plusieurs mises en garde sur la valeur des sondages lesquelles passent à côté d’une part non négligeable d’informations par de multiples pondérations des plus subjectives.

Article vraiment à lire pour prendre les sondages pour ce qu’ils sont vraiment. 


Les extrêmes convergeraient-elles vers le centre ?

mars 9, 2007

Il m’a été rapporté que c’était l’extrême gauche qui faisait gonfler les intentions de vote de Bayrou. Bayrou ferait ainsi son meilleur score parmi les électeurs de cette sensibilité.

Et si Le Pen n’était pas candidat, vers qui irait son électorat ? Bayrou ?

La révolution passerait-elle par le centre politique en y unissant ses adeptes ?


Le vote inutile en passe d’être le vote utile ?

mars 9, 2007

L’invocation du vote utile semble provoquer l’effet inverse de celui recherché. Ainsi, plus il est rappelé de voter utile, plus on assiste à un éparpillement des intentions de vote.

Le vote utile est devenu synonyme de vote anti-système, or c’est justement de ce système que ne veulent plus les Français.

Pour autant, qu’on se comprenne bien, je ne suis pas encore convaincu que le vote inutile soit un vote anti-Royal ou anti-Sarkozy.

Seulement il est désormais possible d’espérer que les candidats ne se comportent plus en bonimenteurs mais deviennent plus responsables


Une semaine de campagne comme les autres…

mars 4, 2007

Avec rien à se mettre sous la dent. A la fois pas intéressants, pas enthousiastes, pas drôles, vraiment pas étonnant que la campagne présidentielle s’enlise avec des candidats aussi peu imaginatifs et insignifiants.

Cela ressemble à un mauvais feuilleton avec un casting complètement raté. La faute en revient probablement à la publicité  autorisée pour les grandes surfaces à la télé, chacun y va de son slogan pourvu qu’il soit le plus poire possible jugez-en :

« Ensemble tout devient possible », « pour que ça change fort », « osez Bové », etc.

Et d’autres sont en préparation chez les communicants : « Bayrou ah ça pour sur! »,  « Avec Royal, les cerveaux durent plus longtemps », « Dragée Sarko, ça dégage! », « Le Pen, y’a bon », « Laguiller, un ouvrier sinon rien », « Besancenot, et bébé sera plus au sec », « Buffet, je ferai pas ça tous les jours » etc.

Que voulez-vous, c’est pas terrible je vous l’accorde, mais il faut bien s’amuser avec quelque chose et puis de vous à moi ils en seraient capables!


Voter utile est inutile selon Marc Dugois

mars 3, 2007

« Voter utile est inutile » est le titre d’un manuel signé Marc Dugois.

Autant être honnête, je ne l’ai pas lu. C’est le titre qui a, bien évidemment, attiré toute mon attention…


Une campagne de pure forme

mars 2, 2007

(In)utile d’espérer encore un quelconque débat de fond durant cette campagne présidentielle.

Seul le débat de forme s’est engagé. Contentons-nous!

Sarkozy, après avoir cultivé son indépendance pendant quatre ans, revient sur tout ce qu’il a pu dire, si bien qu’un électeur n’y retrouverait pas son vote.

Royal, tout en évanescence,  n’attend qu’une seule chose le réflexe du vote utile, une sorte de vote de conscience. Il faut bien dire qu’en 2004, lors des élections régionales, cela a parfaitement fonctionné à la surprise générale  même au PS. Du coup, pas question de changer une campagne qui gagne.

Le Pen, parfaitement à son aise dans le débat démocratique -tout en renoncement – tel qu’il est pratiqué par nos élites, mise sur le vote déversoir; si déception il y a, au moins elle ne sera pas grande…

Bayrou, qui vient de mettre la main sur la pierre philosophale de la politique en démocratie, fait son « Le Pen » version modérée. Mais comme pour Le Pen, l’enjeu consiste à ne pas aller au bout : que pourrait-il bien faire de plus que les autres. L’avantage de la situation est de pouvoir jouer sans avoir les emmerdes du pouvoir.

Besancenot, Buffet, Laguiller, Bové, Voynet font campagne dans la campagne ; la course à l’échalote du vote anti-quelquechose. C’est à celui qui en récupérera la marque déposée.

Reste l’idiot (in)utile : Villiers. Après avoir couru après Le Pen pour faire comme Sarkozy croyant que cela marchait, le voilà attaquer en justice par Le Pen à propos des parrainnages de maire. Mon premier fou rire de campagne, à en pleurer et à se taper à n’en plus pouvoir sur les cuisses, est venu en le regardant prendre son air indigné, quelque peu effarouché pour dire qu’il n’avait rien fait (personne n’en doutait cela dit au passage!) comme quoi il ne faut pas jouer avec plus malin que soi. On aurait dit le bedeau du village en campagne électorale.

Vraiment pas folichonne cette élection, pas de quoi rêver en tout cas! Ce vote (in)utile, je le sens de mieux en mieux


La loi : nouvel opium politique

mars 1, 2007

Les lois sont de plus en plus nombreuses et de plus en plus complexes. Faut-il le regretter, s’en inquiéter, réagir ?

En vérité, si la loi sert à établir des règles pour faciliter et/ou améliorer la vie en société, l’éxagération risque de produire l’effet inverse et nuire au « vivre ensemble » du pays.

Et, comme les députés, pour justifier de leur activité auprès de leurs électeurs, tiennent leurs statistiques de proposition de loi, amendements, questions écrites, questions orales, questions au gouvernement etc. Et, que bien souvent ils font preuve d’initiatives très corporatistes ou régionalistes (députés de régions viticoles multiplient les interventions en faveur de la filière viticole etc.), on peut se demander si la loi n’est pas devenu l’opium des élus et le Parlement un grand fumoir.